vendredi 30 mars 2012

LA FAMINE À CHAUNAY EN 1770 !!!


Note du Blogueur :
Rien de nouveau sous le soleil de la misère : 
En 1770, comme en 2012, on se préoccupe de la misère d'une population en difficulté qui risque même, selon le vicaire, la famine, si une aide ne leur ait pas apportée !
Quelle dérision, quand on sait qu'à l'époque la population est essentiellement agricole !

Les Restaurants du Coeur ont ainsi de " glorieux " ancêtres avec ces " rôles de taxation " fixés pour alimenter ces populations qui risquent de périr par la faim !!!

Merci à Lulu Sorcière !!!


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" Depuis le fête de la Saint Jean de la présente année (i.e. 1770), jusqu'à la récolte, le froment s'est vendu depuis huit livres le boisseau de Civray, jusqu'à dix livres les autres boisseaux, à proportion.

On a fait un rôle de taxation dans les paroisses pour la nourriture des pauvres.
Celui de cette paroisse a été fixé à six cents et quelques louis, et attendu que plusieurs personnes n'ont (rien) payé, il m'en a couté plus de cent livres ayant apporté par bonté la perte de (faux) taux.

L'orge a valu après avoir été récoltée jusqu'à trois livres le boisseau, le froment pour les semences est vendu jusqu'à cinq livres le boisseau, et le blé commun s'est vendu jusqu'à quatre vingt dix livres le boisseau.

Au mois d'Avril suivant, (i.e. 1770),  le commerce des grains ayant été interrompu, le froment était au plus haut prix à soixante livres la fourniture.

Cet évènement a trompé plusieurs personnes qui avaient fait des magasins de blé dans l'espérance qu'ils vendraient au prix excessif de la précédente année, ce qui n'était pas possible sans que la moitié des habitants périssent par la faim. "


Signé, Abonneau, vicaire de Chaunay.

Sources : ADV : BMS, 1766-1774, page 53.

Sources : ADV : BMS, 1766-1774, page 54.